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#Interview – Charly Broutille

Aujourd’hui, nous nous retrouvons enfin pour découvrir les secrets de la mystérieuse Charly Broutille…

Avec ses tattoos et sa chevelure ondulée, cette pin-up semble tout droit venu de l’univers de Sailor Jerry ! Femme enfant, Charly est sensible et délurée et nous dévoile sa personnalité…

 

Crédit Photo : Virginie Mamzelle

 

Comment as-tu découvert le Burlesque ?

Complètement par hasard ! J’ai toujours admiré l’imagerie des pin-ups, de ces femmes aux belles rondeurs, mais je n’avais pas poussé le vice plus loin. Puis, un soir de grande occupation, je tombe sur une vidéo d’effeuillage et là, de fil en aiguille, je les ai enchaîné jusqu’à tomber sur des performeuses sévissant en France et je me suis dit : “Hey, mais ce monde fou existe chez moi !”

Pourquoi te lancer dans le burlesque ?

Au départ, ça ressemblait plus à ce genre de challenge qu’on se lance dans la vie. Cap ou pas cap ? J’ai sauté le pas en 3 semaines et j’ai découvert une sensation incroyable : ce rapport au public, la puissance que ça peut procurer, se découvrir enfin quelque part et aussi le sentiment d’appartenance à un certain milieu. Puis, c’est devenu ce genre de drogue dont on ne peut plus se passer.

Quel est le secret de ton nom de scène ?

Mais c’est intime ça !! Alors Charly ça vient de ce côté garçon manqué que j’avais plus jeune, je cachais ma féminité sous des allures de rebelle et Charly pour moi était le prénom parfait, ni fille ni garçon, et j’aime bien le fait que quand on le lise, on ne sait pas trop à qui on peut avoir à faire. Et Broutille, c’est purement une question de sonorité, un mot qui ne rime à rien mais que j’adore entendre susurré…

Où trouves-tu l’inspiration de tes numéros ?

Je suis très musicale. C’est un morceau qui va venir me raconter une histoire. Je passe mon temps à écouter de la musique et j’attends qu’une d’entre elles me saute dessus et me raconte un tas de choses que je vais retransmettre sur scène. J’ai des thèmes aussi que je suis sûre de vouloir aborder mais parfois je bloque car la musique n’est pas encore là…

Crédit Photo : Céline Brachet

Qui sont tes effeuilleuses préférées et pourquoi ?

Aïe, ça c’est compliqué. En réponse “kitch”, je suis tentée de répondre que je les aime tous car si ils sont sur scène c’est qu’ils ont quelque chose à nous apporter et à nous donner. Mais j’aime ceux qui nous font voyager, qui ont des univers très marqués comme Vicky Butterfly et Aurore Galore. En France, j’admire beaucoup Kiki Beguin qui a un monde fou dans sa valise. Récemment j’ai découvert Reuben Kaye, ce type est un grand fou absolument incroyable.

Que pense ton entourage de ton côté paillette ?

C’est assez mitigé. J’ai toujours été “l’artiste”, que ce soit dans ma famille ou avec mes amis, du coup le fait que je fasse des choses décalées ne les étonne pas. Mais dans ma famille, on sait mais on ne cherche pas vraiment à savoir ce que je fais, puis mes amis, finalement, deviennent de plus en plus burlesque alors on se comprend.

Crédit Photo : Virginie Mamzelle

Parle nous un peu de toi, tes autres passions, ton objet fétiche…

Je danse depuis que j’ai 3 ans, je crois que c’est la passion première qui m’a fait être dans le burlesque aussi. Je me suis aussi rendue compte que ma passion c’était de transmettre, de donner à ceux qui ne connaissaient pas et les voir évoluer est juste génial. Objet fétiche, en bonne geek de la génération 2.0 je dirais mon téléphone. Et le vin rouge c’est considéré comme une passion ou pas ?

Quelles sont tes prochaines dates ?

L’année 2016 bouge pas mal ! Je fais partie de la troupe de la Tassel Tease Company et sous l’écriture de Cherry Lili Darling, une pièce burlesque, “Si le burlesque m’était conté”, a vu le jour. Nous l’avons joué trois fois, le 26 février, le 6 et le 29 avril, au Labo du Théâtre de Ménilmontant, à Paris. Le 10 mars, j’étais avec ma troupe “Les Effrontées” et le 31 mars, j’étais au Petit Cabaret des Bois de la Vamp. Puis, le 7 avril, je suis allée au Bar à Bulles de la Machine du Moulin Rouge et le 22 avril au Kalinka à Toulouse.

Pour la suite, un gros projet dans les tuyaux aussi, je devrais être mensuellement sur Lille pour une jolie chose dont vous entendrez bientôt parler.

Je suis aussi tous les samedis au Studio Bleu où je donne des cours de burlesque.

Bref, pas de raison de me louper !

 

Vous pouvez retrouver Charly et toute son actualité sur Facebook et sur son site internet !

 

 

 

 

 

 

 

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