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#Interview – Charly Voodoo

Charly possède un sens aigüe de la perfection scénique. Un côté sombre et très travaillé. il traverse l’univers Burlesque avec grâce et poésie.

Il détonne et étonne par son talent et ses idées toujours aussi novatrices.

Tantôt effeuilleur, tantôt musicien, Charly envoûte et nous emmène dans une nuée d’étoiles à chaque numéro. Du pur génie!

(oui je suis fan!)

Photo Valentin Perrin

Photo Valentin Perrin

 

– Comment as tu découvert le Burlesque?

Totalement par hasard, une amie perdue de vue depuis des années était montée sur Paris. Elle me parlait d’aller à une soirée “burlesque”… Je me demandais bien ce que cela pouvait être. En y allant, je me suis rendu compte que je connaissais ce genre mais que je ne m’étais pas vraiment penché dessus. Je parle de cela c’était il y a des années et il y en avait encore très peu à Paris. Je dois donc avouer que ça a été le coup de foutre, foudre, pardon.

– Pourquoi te lancer dans le burlesque ?

Depuis tout jeune j’ai été confronté à la scène, j’ai fait quelques années de théâtre, entant que musicien classique je me produisais aussi pour des concours et concerts de piano. J’ai toujours été totalement fasciné par le milieu du spectacle, les théâtres, les coulisses, la scène, le public, les costumes, les lumières, le maquillage etc… Après les études de musicologie à La Sorbonne et au Conservatoire qui m’ont demandé beaucoup d’années, j’avais besoin de retrouver le théâtre, la scène; ce besoin de créer, de montrer quelque chose (et pas seulement mes fesses, nous sommes d’accord), étant un grand passionné de danse mais n’en ayant reçu aucune formation, j’avais au fond de moi le besoin de ce mélange des genres, tout en étant LIBRE. Il va donc de soi que le burlesque s’inscrit totalement dans tout ça.

– Quel est le secret de ton nom de scène?

Absolument aucun ! Je voulais quelque chose qui me plaise avant tout, qui sonne bien à l’oreille mais sans jeu de mot ou de chose imprononçable. Aussi, je n’aime pas spécialement mon vrai prénom, Charly me convient bien mieux!

John-Paul Bichard - Fraulein Frauke presents event

John-Paul Bichard – Fraulein Frauke presents event

– Ou trouves tu l’inspiration de tes numéros?

La musique avant tout ! C’est de la découverte d’une musique, chanson, que surgissent les images, le costume, la lumière, tout se met en place et prend forme suite à une sensation, une émotion. Comme beaucoup de performers je pense, il y a des choses que je fantasme, où je me mets en scène mais je sais que ce ne sera pas réalisable car vraiment trop compliqué ou trop farfelu, mais je pars tout de même cette idée de départ que je réadapte en “réalisable”.

– Qui sont tes effeuilleuses préférées? Et pourquoi?

Internationales :

-Dirty Martini pour son incroyable générosité, son énergie, ses idées, sa folie et sa gentillesse, j’ai eu la chance de partager la scène avec elle au Festival boylesque de Vienne en 2015

-Lada Redstar, je l’aime, tout simplement. Nous nous connaissons bien et même étant devenue une amie intime je l’admire toujours autant qu’à notre première rencontre.

-Colette Collerette, un univers, des références, un esthétisme que je partage et comprends totalement. J’ai parfois aussi besoin de ça lorsque je vois un artiste sur scène, m’y retrouver moi aussi.

-Julie Atlas Muz, ces performances me touchent particulièrement, elle évolue dans un registre nettement moins classique, beaucoup plus arty, et j’aime ça aussi !

-Vicky Butterfly, une véritable beauté, une grâce subjuguante, des costumes sublimes.

-Miss Anne Thropy, c’est une personne très importante dans mon parcours et mon ascension, elle m’a fait confiance dès le début et m’a ouvert les grandes portes du Burlesque. “Je te dois beaucoup Ma Paulette !”

– Et plein d’autres encore…

En France :

-Mara de Nudée, pour sa grâce et sa beautés fatales…

-Kiki Beguin, c’est une sacrée artiste et créatrice… Ses numéros sont extrêmement originaux et décalés.

-Sucre d’Orge, comme son nom, un véritable bonbon rempli de folie et de douceur ! Elle a une façon de bouger et de regarder le public assez magique.

– Lalla Morte, elle me fascine… Tout simplement.

…Et plein d’autres encore que je n’oublie pas !

– Que pense ton entourage de ton côté paillette?

Ils adorent ! Ca les intrigue et les amuse beaucoup. J’ai la chance d’être très soutenu, en particulier par mon compagnon, Rémy, qui me suit dans mes aventures et me donne son avis, quand je veux bien l’entendre Ahah !

J’ai même ma mère et ma grand-mère dans mes contacts Facebook et elle sont très assidues quant à suivre mon actualité. J’ai également des collègues de travail qui veulent venir me voir !

Photo Bloch

Photo Bloch

– Parle nous un peu de toi, tes autres passions, ton objet fétiche? 

La musique, classique et pas seulement, le piano, la composition. J’aime aussi les antiquités, les brocantes, les feux de cheminée, la bonne bouffe. Mon objet fétiche… Je crois que c’est mon fameux paon albinos empaillé que j’ai appelé Pakita.

– Quelles sont tes prochaines dates ?

J’ai commencé 2016 avec le Geneva Burlesque Festival où j’ai été maître de cérémonie, le 13 Février je suis allé à Stockholm jouer pour la soirée Bloody Valentine de Fraulein Frauke. En Mars, les 3,4 et 5 j’étais à Berlin avec un gros projet Cabaret avec notamment Mr Pustra et Lada Redstar. Ensuite c’était Bâle pour le même cabaret les 11 et 12.
Le 26 Mars je suis MC à la torture Garden à Geneve, 18 & 20 Mai je présente mon nouveau numéro au Vienna Boylesque Festival, et début Juin j’organise ma première revue Burlesque à Paris au Divan du Monde ! Et en dehors de tout ca, chaque week-end je suis au célèbre cabaret-club Madame Arthur à Pigalle, ainsi que sur la scène du divan du monde.

Retrouvez toute l’actu de Charly sur Facebook!

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