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#Interview: Gloria Zsa Zsa Zsu

From Belgium with love!

Effeuilleuse Burlesque depuis plus de 3 ans, Gloria se dit née d’une folle nuit entre Patsy Sone et un membre anonyme des Monty Python! Ses formes généreuses, son tempérament de feu et son allergie au politiquement correct la font voyager entre Bruxelles, Paris, Amsterdam et bientôt Londres pour SON plus grand plaisir égoïste, mais aussi le nôtre!

Gloria est aussi “l’impératrice” de Forbidden New Burlesque et organise des évènements burlesques et “underground” à Bruxelles! Les infos sur la page Facebook!

Crédit photo: stecor.nl

Crédit photo: stecor.nl

 

– Comment as-tu découvert le Burlesque?
J’ai découvert le burlesque en 2007 grâce au film « Shortbus » de John Cameron Mitchell dans lequel on peut voir en arrière plan de l’histoire principale toute la scène burlesque underground new-yorkaise avec Dirty Martini, World Famous Bob, Murray Hill… Depuis toujours, je suis fort influencée par la culture underground et il en va de même pour moi en burlesque.

– Pourquoi te lancer dans le burlesque ?
Je me suis lancée dans le burlesque parce que je trouvais (et je trouve toujours) que le burlesque francophone manquait de femmes grosses. Dans le burlesque anglo-saxon et américain, il y a plus de performers au physique atypique mais en France et en Belgique, on en voit moins. Je veux surtout représenter sur cette scène la femme grosse et décomplexée qui prend du plaisir dans la vie. Je veux proposer une alternative à l’éternelle image de la grosse rigolote qui se planque derrière l’humour, c’est pour cela que je mets un point d’honneur à être extrêmement glamour et iconique.

– Quel est le secret de ton nom de scène?
Gloria vient de la chanson très connue de Van Morrison, où il dit qu’il pourrait crier le prénom de cette femme toute la nuit et j’espérais, en choisissant ce nom, qu’il me porterait chance et que mon public le crierait aussi.
Zsa Zsa Zsu quant à lui est une expression new yorkaise qui n’a pas vraiment d’équivalent en français mais qui signifie « les sensations particulières que l’on ressent quand on voit la personne qui nous plaît » Avoir des papillons dans le ventre, les bulles de champagnes dans la tête, voilà ce qu’est le Zsa Zsa Zsu, c’est ce que je ressens quand je vais sur scène, surtout quand le public est chaud.

Crédit photo: JLine Hen

Crédit photo: JLine Hen

– Où trouves – tu l’inspiration de tes numéros?
Mes actes prennent beaucoup de temps à naître parce qu’ils ont de nombreuses influences (je mets environ un an pour créer un nouvel acte) et la base vient souvent d’un délire ou d’une réflexion simple : le “Love Spell” vient de mes copines prêtes à tout pour rendre amoureux un homme, le “Gloria Exploratrice” vient d’une critique que l’on m’a faite parce que j’aime la fausse fourrure et le “Habemus Papam” vient d’une visite au Vatican où je me suis imaginée être le pape. Cela vient d’une idée simple et puis je pousse plus fort l’idée, jusqu’à la rendre dingue et alors je peux la montrer sur scène. Je ne veux pas spécialement faire passer un message dans mes actes, chacun y prend ce qu’il a envie de prendre. Le seul message que j’essaye de faire passer est “si tu étais complètement libre de faire ce que tu veux, qu’est-ce que tu ferais ? Sois libre avec moi 5 minutes”. Moi, quand je suis libre, je suis une ensorceleuse, une exploratrice ou un pape. Le reste, pour ou contre ceci ou cela… cela ne m’intéresse pas et je ne veux surtout pas donner des leçons au public.

– Qui sont tes effeuilleuses préférées? Et pourquoi?
Ouf c’est très difficile ! De manière générale, j’aime les performers qui prennent des risques, qui vont plus loin que juste se déshabiller. Mais si vous voulez des noms, j’en ai des centaines : j’aime la générosité sur scène de Kitten De Ville, j’aime la mutinerie de Eliza Delite, j’aime la grâce de Perle Noire, l’énergie de Russell Bruner, l’acte de la Bulle de Julie Atlas Muz m’a fait pleurer, l’art de la provocation de Tete Bang m’impressionne, … Il y a en burlesque beaucoup de personnalités inspirantes qui me font rêver.

– Que pense ton entourage de ton côté paillettes?
Les gens autour de moi et qui me connaissent bien n’ont pas été étonnés que je fasse du burlesque, j’ai toujours été décalée et subversive, même quand je n’allais pas sur scène. Ils me soutiennent beaucoup, viennent me voir, en parlent autour d’eux, c’est très cool.
Par contre, je n’en parle ni à ma famille ni à mes collègues, c’est ma “face cachée”. C’est comme un bonbon de penser qu’en semaine, je suis bien sérieuse et que le week-end je m’éclate sur scène.

Crédit photo: Murphys Offthewall

Crédit photo: Murphys Offthewall

– Parle – nous un peu de toi, tes autres passions, ton objet fétiche?
Je n’ai pas grand-chose à dire de moi, j’aime parler de mon art et il parle de moi à ma place, dans la vie de tous les jours je suis assez timide. C’est pour cela aussi que j’ai choisi un art où je peux rester muette. Je n’ai pas d’objet fétiche, je ne suis pas matérialiste. Ce que j’aime dans la vie de tous les jours est l’art sous toutes ces formes, je suis grande consommatrice de culture en général, que ce soit ciné, expositions, musiques, c’est ce qui m’intéresse le plus. Enfin ça, le mojito et le chocolat 😉

– Quelles sont tes prochaines dates ?
Mes prochaines dates sont:
Le Dirrty Burlesque 19 février.
Showgirl soirée 05 mars en Flandre.
Soirée Show Burlesque à Toul près de Nancy le 2 avril.
London Burlesque Festival le 17 mai.

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